WorldTeam Frederik Frison : « Je suis un battant. »

Le Belge de 29 ans parle d'une saison mouvementée.
Général 30 décembre 2021

La saison passée, le coureur de Lotto Soudal Frederik Frison a été poursuivi par la malchance. Après une grosse chute au Grand-Prix de l’Escaut, le Belge de 29 ans s’est vu contraint d’observer une revalidation de deux mois. Frison, qui achève sa sixième saison avec Lotto Soudal, revient sur une année qui ne s’est pas déroulée comme il l’avait souhaité. 

« Malheureusement, j’ai connu beaucoup de revers cette saison, principalement au printemps. Tout se passait bien en début d’année, mais je n’ai hélas pas pu profiter de ces bonnes sensations lors des classiques. Pour couronner le tout, mon printemps s’est terminé avec une fracture du bassin. Il m’a ensuite fallu quelques mois avant de retrouver mon niveau. J’aurais bien aimé être au Tour, mais on ne se remet pas aussi facilement de ce genre de blessure. L’objectif suivant était la Vuelta, mais là aussi, j’ai dû déclarer forfait lors de la deuxième étape suite à une grippe intestinale. J’ai à nouveau dû me battre pour revenir à niveau. En toute fin de saison, j’étais à nouveau sur pied. Tout se passait bien à Paris-Tours, mais j’ai crevé à 20 mètres de la sortie du dernier secteur en gravier. Sans cet énième incident, j’aurais peut-être pu décrocher un très beau résultat. Ça aurait sauvé toute ma saison… »

Pour Frison, ce n'était pas le premier revers grave. Malgré la malchance, il parvient toujours à rester motivé et à revenir. « J’ai malheureusement déjà connu quelques coups durs dans ma carrière, mais mentalement, je parviens toujours à m’en sortir. Chaque nouvelle chute est une chute que l’on aurait préféré éviter, mais je suis un battant. Durant ma revalidation, je me suis fixé de petits objectifs pour finalement revenir à 100% à la fin du processus. »

Mais malgré la malchance, Frison a également connu des moments forts cette saison. « Si je devais choisir le meilleur moment de ma saison, ce serait probablement les Strade Bianche. Là-bas, je me suis surpris moi-même. Malgré la difficulté du parcours, j’ai fait une bonne course et j’ai pu parfaitement faire mon travail. Le printemps a ensuite été un peu moins réussi, mais c’était tout de même une lueur d’espoir. Paris-Tours comporte également pas mal de secteurs sur gravier, c’est une course dans laquelle je pourrai peut-être faire quelque chose à l’avenir… »

« Cela fait maintenant six ans que je roule sous les couleurs de Lotto Soudal et je m’y suis toujours senti chez moi », dit Frison comme l'un des anciens de l'équipe. « Au fil du temps, c’est vraiment devenu un groupe d’amis. J’ai personnellement beaucoup évolué je pense pouvoir en être fier. Beaucoup ne s’attendaient peut-être pas à ce que j’en arrive là aujourd’hui…Cependant, il y a toujours des choses à améliorer et c’est pour cette raison que nous continuons à travailler dur chaque année. »

La vie de domestique convient à Frison, même s'il nourrit aussi des ambitions personnelles. « J’ai compris très tôt dans ma carrière que je n’étais pas un finisseur. Dans ces cas-là, le rôle d’équipier vous tend les bras. Dans ce rôle de domestique, j’ai grimpé dans l’estime d’autres coureurs. Je suis capable d’assister notre leader dans le final et si une opportunité se présente, je serai moi-même capable de jouer ma carte dans le final. Je n’hésite jamais à me donner à 100% pour un équipier. Je suis bien sûr très heureux de la reconnaissance que me témoignent nos leaders, ça me donne cette motivation supplémentaire pour me dépasser. L’an prochain, j’espère connaître moi-même au moins une super journée lors du printemps, une prestation qui pourra surprendre pas mal de personnes. »

Images: Photo News.

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