WorldTour

Un impressionnant Wallays s’impose en solitaire à Paris-Tours!

13/10/2019

Cinq ans après son premier succès à Paris-Tours, Jelle Wallays s’est à nouveau montré le plus fort dans cette classique automnale. Le coureur de Lotto Soudal est allé au bout de son effort solitaire de presque 50 kilomètres et il a même eu largement le temps de savourer l’instant sur l’Avenue de Grammont! 

Le peloton a éclaté en plusieurs morceaux assez tôt dans l’épreuve, et un large groupe comprenant notamment Nikolas Maes, Lawrence Naesen et Jelle Wallays s’est alors imposé en tête de la course. Jelle Wallays a attendu le premier des neufs secteurs empierrés pour accélérer, à 50 kilomètres de l’arrivée. Le Belge est alors parti à la poursuite du leader et tenant du titre, Søren Kragh Andersen, mais le malheureux coureur danois a été victime d’une crevaison, laissant Wallays seul en tête. Malgré le travail intense de Groupama-FDJ, Wallays est parvenu à ouvrir un trou de près d’une minute trente.

Le groupe des poursuivants a volé en éclats à une trentaine de kilomètres de la fin et Nikolas Maes a alors parfaitement joué son rôle d’équipier. Wallays, incroyable aujourd’hui, ne s’est pas retourné et a filé vers Tours, où il a pris le temps de célébrer sa deuxième victoire dans Paris-Tours! Niki Terpstra et Oliver Naesen complètent le podium, tandis que Nikolas Maes a lui terminé à une belle onzième place.

Jelle Wallays: « Il n’y a pas de meilleure façon de clore cette saison. Je me sentais vraiment bien ces dernières semaines et j’avais Paris-Tours dans le viseur car cette course est vraiment taillée pour moi. Gagner de cette manière, c’est vraiment la cerise sur le gâteau. Ce début de course difficile a clairement joué en ma faveur, ça m’a permis de pouvoir m’échapper plus tard dans l’épreuve. J’ai pu facilement m’accrocher au groupe de tête lors de la première bordure et je sentais déjà que j’avais de bonnes jambes. »

« Quand j’ai attaqué, je voulais en fait faire une première sélection, mais j’ai remarqué que j’étais le seul devant. J’ai alors pensé qu’un petit groupe de poursuivants allait revenir mais ça n’est jamais arrivé. Quand Andersen a crevé, je me suis retrouvé seul en tête. Sur ce genre de parcours, il est très difficile de contrôler la course et j’ai réalisé que ça allait être un combat homme contre homme. »

« Le vent était vraiment défavorable dans certains secteurs, mais j’avais bien reconnu le parcours et j’ai cru en mes chances, et ça s’est finalement avéré payant. À quatre kilomètres de la fin, quand j’avais encore une quarantaine de secondes d’avance, je savais que c’était gagné. C’est ma troisième victoire dans Paris-Tours, deux chez les pros et une chez les espoirs. Je suis très fier que l’on m’appelle « Mister Paris-Tours ». J’ai même entendu « King Paris-Tours », ça procure évidemment une sensation particulière. »

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